louise hervieu
et bretteville-sur-ay
travaux de recherches

Un village, une maison, la lumière de l’Ouest sur les murs et sur la mer.

Basée dans une ferme familiale dans un village du Cotentin, je puisse de l’inspiration à la croisée de nombreux projets artistiques et de réflexions plus larges sur les archives et le territoire.

J’envisage que ces recherches fassent prochainement l’objet d’un post-diplôme de niveau doctorat.

Tantôt mon atelier, mon repère, lieu de créativité, tantôt une maison familiale, tantôt un lieu de monstration, tantôt un lieu d’accueil ? De colloques ou de groupes de chercheurs de tous horizons, de projets de médiations, la maison sera le nœud de cette vie d’artiste. En effet, je considère dans cette optique tous intervenants qu’elle me permettra de rencontrer, de la rénovation architecturale à l’étude des matériaux, en passant par les différents acteurs du monde rural, le processus juridique de succession et autres démarches administratives et mentales d’accès à la propriété, elle sera mon lieu d’observation, racines de toutes les démarches de cette recherche.

 

Si vous avez des éléments ou des idées à ces sujets, n’hésitez pas à me contacter.

Voici un extrait de ces histoires.

Louise Hervieu
«Quant à la maison, Le Clos du Puits, c’est le grand-père de Jacques qui l’a acheté à la grand-mère de Louise Hervieu, soit Paul-Jacques, mon arrière arrière-grand-père. Elle, c’est l’écrivaine, artiste, un peu politicienne qui a vécu dans cette maison. En tant que la plus jeune à ce moment-là j’ai eu l’honneur d’inaugurer la plaque commémorative qui a été poser à l’entrée, en 2004. […]

Louise Hervieu, qui s’appelait Louise-Jeanne Hervieu, était aussi très proche de sa grand-mère, qui la soutenue lorsqu’elle a décidé de devenir artiste. En gage de soutien, elle lui a confié la maison. Elle n’a pas pu la garder, mais elle est restée dans son cœur.
C’est pourquoi nous retrouvons certains objets de la maison dans les premiers dessins et peinture. Elle s’est servie l’atmosphère de ce village pour écrire un roman autobiographique, SANGS, en majuscule et au pluriel. Elle a fait de sa propre histoire son combat : atteinte de syphilis (enfin c’est ce qu’elle croyait), elle s’est battue pour abolir l’aspect honteux de cette maladie. SANGS a été le support de son combat public pour la mise en place du carnet de santé, chaque enfant n’a t’il pas le droit de connaître son héritage médical ? SANGS est une histoire compliquée dans laquelle je pêche des indices au sujet de l’hérédité.»
Extrait, «Je m’appelle Jean Pacquet de Bois», élément textuel joué, parlé.

Ces murs nous relient d’une manière forte :
« Et les murs de forteresse de notre vieille maison familiale, là bas dans la Manche, ont tenu ! [ …] C’est sur ces murs là, vous disais-je que j’avais établi SANGS pour lui donner des bases indestructibles, car SANGS c’est le carnet de santé ! »
D’Enfert Guillaume, Louise Hervieu et Bretteville-sur-Ay, Editions du Jardin d’Eden, 2004

Guillaume d’Enfert est aussi l’auteur de l’article « Louise Hervieu, du dessin au carnet de santé » disponible ici.

Henri Pacquet
«En m’appropriant le nom Pacquet, cela m’a permis [entre autre] de me relier à Henri Pacquet, un peintre de la famille, qui selon la légende toujours, a côtoyer Monet et son cercle. Vous trouverez dans mon mémoire, «Point d’Orgue», un texte qui s’appelle « garde partagée », qui évoque la volonté que la répartition des tableaux dans les différentes branches de la famille soit équilibrée. Il y a deux ans, lorsque nous avons emmené mon grand-père au musée de Coutances voir l’exposition qui était consacrée au peintre, et à laquelle j’ai contribué en mettant en avant mon statut d’arrière petite-nièce étudiante en art, il s’est passé quelque chose d’étrange. Après quelque minutes de silence, assis dans son fauteuil, à contempler l’objet photographique que j’avais exposé et qui le représentait, il ne s’est pas reconnu, il à demandé si c’était un autoportrait du peintre.»

Sylvain Jeanne, le maire du village, Jacques Pacquet, mon grand-père, Jeanne (moi), Gilbert Gruet, secrétaire de Louise Hervieu. Inauguration de la plaque commémorative, 2004.
Louise Hervieu, Les «Logettes» au fond du Jardin, 1901-1903
RecherchesBretteville23
Archives familiales
Louise Hervieu, Octavie Luce, vers 1900, Dessin. Grand-mère maternelle de Louise Hervieu
Archives de l'Abbé Lefort
Extrait du livre «Gens du Pays» de Michel Pinel
D’Enfert Guillaume, Louise Hervieu et Bretteville-sur-Ay, Editions du Jardin d’Eden, 2004
Photomontage exposition Henri Pacquet
Visite du havre de Saint-Germain-sur-Ay avec Stéphanie Maubé, bergère inspirante
Louise Hervieu, Le Clos du Puits, la cheminée de marbre noire, 1900-1903
Louise Hervieu, Le Clos du Puits, 1900-1903

etc...